Foggia 

par Alberto Gentile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arco del palazzo imperiale comparso di Foggia ora collocato su una parete laterale del museo civico di Foggia.

Transcription du texte de l'épigraphe: 

   Cette partie du texte est écrite sur trois lignes et parait à l'intérieur de la plaque:

A(nno) ab i(n)carnatio(n)e MCCXXIII m(ense) iunii XI ind(ictione) r(egnante) d(omi)no n(ostr)o / Frederico inp(er)atore R(omanorum) se(m)p(er) aug(usto) a(nno) III et rege Sic(i)l(i)e a(nno) XXVI / hoc opus felicit(er) inceptum est p(re)phato d(omi)no p(re)cipie(n)te

   Ces deux autres inscriptions sont  placées, la première sur la corniche supérieure et la deuxième sur la corniche inférieure de la plaque, en caractères  plus petits:  


Sic Cesar fieri iussit opus istu[.] p(ro)to Bartholomeus sic construxit illud.
 
Hoc fieri iussit Federicus Cesar ut urbs sit Fogia regalis sede inclita imp(er)ialis.
 

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 Exemplaire de l'Augustale de Frédéric II. 

 

Pour la plupart des avis, on reconnait que l'Empereur souabe eut l'habitude de passer une grande partie des mois les plus froids de l'année à Foggia et dans le reste de la Capitanate, tandis que dans la période estivale il se tenait dans des lieux moins chauds, de toute façon pas bien loin du Tavoliere.Eberhart Horst écrit "Les Pouilles et la Capitanate d'aujourd'hui réussissent seulement à donner une image bien pâle de la buccolique beauté des temps anciens: les forêts déboisées, les fleuves taris, les nombreux lacs asséchés,... la plupart des collines munies de tours, autrefois riches de bois, aujourd'hui sont désolées ou recouvertes de broussailles arides.

Là où des troupeaux de cerfs et de chevreuils alternaient avec des ours et des sangliers, maintenant seulement de frugaux moutons et chèvres trouvent pâture. Foggia et Lucera étaient entourées de forêts épaisses de résineux, de chênes, de hêtres, de frênes, d'ormes".

En 1223 il fit ériger à Foggia un magnifique palais sur le projet de l'achitecte Bartolomeo de Foggia; il semble qu'il s'étendait sur une vaste surface, probablement à proximité de l'actuelle via Arpi, qu'il avait des jardins, des fontaines, des sculptures, que les intérieurs étaient constitués de vastes salons revêtus de marbres précieux et que des écuries lui étaient annexées, des entrepôts et des stalles.

Son attachement à Foggia et à la Capitanate était tel que, quand Foggia lui ferma ses portes, après sa rupture avec l'Eglise, il dit avec un sentiment de douleur:"Foggia, cur me figis, cum te fecit mea manus?".En fait Foggia, avant que Frédéric ne la choisisse pour sa "inclita sede", était un tout petit centre méconnu.

Du palais il ne reste que le portail et une épigraphe; le portail, haut de 7,38 mètres et large de 3,20 mètres, est constitué d'un arc finement scuplté de feuilles d'acanthes et qui repose sur deux châpiteaux en forme d'aigles, l'épigraphe est rédigée sur cinq lignes.

Sur celle-ci sont reportées les dates relatives à la construction du palais (juin 1223), celles relatives aux années de règne sur le royaume et l'empire de Frédéric II, le nom du maître d'oeuvre Bartolomeo qui avait établi le projet et assuré le suivi des travaux.  Sur l'épigraphe en outre il est écrit que Foggia est considérée comme "inclita sede" (siège préféré).

De nombreux témoignages aussi bien iconographiques qu'écrits nous sont parvenus, parmi lesquels celui de 1703 de Pacichelli.

(voir le plan de Foggia de Pacichelli)

Une autre demeure, San Lorenzo dans le Carmignano, fut construite dans la localité de Pantano aux environs du bois de l'Incoronata, ornée de jardins et de jeux d'eau,en outre dotée d'un vivarium et d'un parc clôturé pour les animaux sauvages et exotiques, c'était là que le normand Robert Guiscard avait construit l'église de Saint Laurent en Carmignano.

L'Empereur dans ce lieu aimait se consacrer à l'observation des oiseaux et des autres animaux, parmi lesquels il semble qu'il y avait aussi des félins de grande taille.

Au musée de Foggia est conservé un Augustale d'or, pièce frappée par l'Empereur souabe. L'exemplaire gardé à Foggia a été frappé à l'hôtel des monnaies de Brindisi après 1231 et a été donné par le savant Carl A. Willemsen, il pèse 5,20 grammes et a un diamètre de 20 millimètres.

L'Augustale en plus des fonctions des autres pièces servait à répandre l'image de l'Empereur comme successeur de César Auguste, en fait la pièce ressemblait beaucoup à celles de l'époque d'Auguste, sur une face est incise l'éffigie de Frédéric avec un manteau césarien et une couronne de laurier sur la tête justement comme les empereurs romains, là est écrit: IMP (imperator) ROM (romanorum) Caesar AUG (augustus).

Du côté pile il y a l'image d'un aigle (symbole des empereurs romains et souabes) et l'inscription FRIDERICUS.

Bibliographie:  

Artur Haseloff, Architecture Souabe dans l'Italie méridionale, Mario Adda Editore, Bari, 1992. 

S. Mola, Itinéraires Frédéricains dans les Pouilles, Mario Adda, Editore, Bari, 1994. 

Fulvio Resta, Le Portail du palais de Frédéric II, déjà dans" Frédéric II. Images et pouvoir", catalogue de l'exposition (aux soins de M.S. Calo Mariani et R. Cassano, Venise 1995) pp.234-237.

Francesco Magistrale, L'inscription du palais de Frédéric II dans "Foggia médiévale", aux soins de M.S. Calo Mariani, Foggia 1997, pp. 157-159.

Copyright  ©2002 Alberto Gentile

Traduction en langue française par Monique Labas.

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