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FREDERIC
II L’HYGIENE
ET LES
SOINS DU
CORPS Aux soins de Carlo Fornari et Alberto Gentile Celui qui visite avec un peu d’attention Castel del Monte en se fiant à un bon guide, parmi tous les détails, distingue le soin que l’architecte médiéval a consacré à la construction de l’implantation hydrique. Selon toute probabilité, dans la région des Murges encore à cette époque, l’eau devait être un bien précieux, mais ce qui surprend est qu’elle était abondamment utilisée pour l’hygiène personnelle des hôtes. Dans le château il y avait en fait plusieurs salles de bains alimentées en eau courante qui provenait de vastes citernes situées sur les terrasses où elles recueillaient les eaux de pluie. Evidemment l’affirmation de Jean de Wintertur qui aujourd’hui fait sourire, est correcte : « L’Empereur ne consommait qu’un repas par jour et prenait un bain « même » le dimanche ». Une habitude d’hygiéniste, pratiquée
par les « vip » modernes, rare à une époque caractérisée
par les abus de la table et par la médiocre propreté du corps à peine masquée
grâce à l’usage d’essences parfumées.
Miniature
tirée du”De Balneis Puteolanis” de Pietro d’Eboli (Rome Bibliothèque
Angelica). De plus à la Cour souabe circulait un livre de grand intérêt pour
tous, « De retardatione acidentium senectutis » : un mélange
de la jeune science, de l’alchimie, de préceptes
de quatre sous qui enseignait- comme l’indique clairement le titre- à
vivre plus longtemps et surtout en pleine forme en renforçant les prestations
du corps et de l’esprit en utilisant les propriétés des produits naturels. Le chroniqueur de Padoue
Rolandino raconte que pendant le siège de Parme de 1248 l’Empereur,
convalescent d’une brève maladie, veillait à se remettre en forme avec
quelques promenades, en s’exerçant mieux à ses activités sportives préférées.
La prescription lui a coûté cher : les Parmesans, profitant de sa sortie
sur les grèves du torrent Taro pour une battue de chasse, attaquèrent le camp
impérial et lui imposèrent une cuisante défaite. Les circonstances de la vie empêchèrent
Frédéric II de tirer profit
de ses connaissances et de ses habitudes saines. Il mourra de fait à seulement
56ans dans des circonstances que
tout un chacun, en attente de nouvelles sources définitives, met encore en
discussion. Copyright ©2002 Carlo Fornari e Alberto Gentile Traduction
en langue française par Monique Labas. L’histoire Mineure de Frederic II
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