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Brève note biographique sur les Pontifes qui régnèrent à l’époque souabe.
Innocent III, Lothaire comte de Segni, né à Gavignano en 1160, pape du 8 janvier
1198 au 16 juillet 1216. Il fut l’auteur de plusieurs traités de théologie morale et ascétique et de philosophie, dans lesquels il chercha à donner un ordre systématique à la doctrine de la suprématie de la papauté sur les choses spirituelles et temporelles, dans une période de forts contrastes entre les deux pouvoirs. Le pape Innocent III reçoit Saint François d’Assise. Il visa à renforcer l’autorité pontificale sur le monde catholique, réalisant une réforme morale et disciplinaire de l’Eglise. Il fut le tuteur de Frédéric II de Souabe dans les premières années de sa vie, après la mort de sa mère Constance de Hauteville. On lui doit la quatrième et la cinquième croisades contre les musulmans. Animé de respect envers l’orthodoxie, il combattit les Albigeois en France et déchaîna une véritable chasse au chrétien hérétique. La mort le saisit à Pérouse par une attaque de fièvre et il fut enseveli dans la cathédrale.
Honorius III, Cencio Savelli, Romain, son
élection fut accueillie avec joie par les romains qui avaient enfin comme pape
un concitoyen.
Le pape Honorius III.
Il
se consacra à l’évangélisation des pays scandinaves et slaves et approuva
l’Ordre Dominicain et l’Ordre Franciscain. Honorius III mourut avant de voir
réalisée la tant attendue croisade. Il fut enseveli à Sainte Marie Majeure. Grégoire IX, Ugolin comte de Segni, pape du 19 mars 1227 au 22 août 1241, appartenant à la même famille qu’Innocent III. En tant que cardinal, il eut de grands mérites dans la protection et la direction du nouvel Ordre Franciscain, visant à le discipliner selon les traditions et les objectifs de l’Eglise. Le pape Grégoire IX. Devenu pape, ses égards envers l’Ordre Franciscain culminèrent par la canonisation de François d’Assise le 16 juillet 1228 et la pose de la première pierre pour la construction de l’église de Saint François à Assise. A la différence de son prédécesseur, il montra tout de suite son attachement ferme et résolu dans les conflits avec Frédéric II, s’aventurant jusqu’aux combats militaires, qui se sont terminés par la paix de San Germano le 23 juillet 1230.
Le pape Célestin IV. Une élection emmêlée dans de profondes discussions, au point de contraindre le sénateur Matteo Rosso, chef de la Commune de Rome, à enfermer les cardinaux dans le Monastère de Septizionio et à créer ainsi le premier conclave de l’histoire. Le choix retomba sur un vieillard mal portant, justement le cardinal Castiglioni, qui s’installa au Latran le 28 octobre, mais qui mourut dix sept jours après l’élection, le 10 novembre 1241, sans même avoir été consacré. Après lui la chaire de Saint Pierre restera vacante pendant un an et demi.
Innocent IV au concile de Lyon. En 1244 il s’enfuit à Lyon, où il tint la cour papale jusqu’en 1251, lorsqu’il partit à Pérouse. Il prit la tutelle de Conrad de Souabe, devint souverain de l’Italie méridionale et, de cette façon, même pour un temps si bref, l’état de l’Eglise s’étendit de la Toscane à la Sicile. En 1252, par la bulle « Ad extirpanda », il justifia l’usage de la torture de la part de l’inquisition. La nouvelle de la défaite de l’armée pontificale par la main de Manfred lui fut annoncée à Naples, provoquant sa mort de « crève-cœur ». Il fut enseveli dans l’église de Santa Restituita et ensuite ses cendres furent transportées dans la cathédrale de San Germano.
(Rinaldo du Sannio, comte de Segni), né à Jenne près d’Agnani, neveu du pape Grégoire IX, il s’opposa aux Souabes en excommuniant Manfred (1259). Juste, craignant Dieu, mais faible, il démontra dès les premiers jours de son pontificat qu’il n’était pas à la hauteur de son rôle. Le pape Alexandre IV. Il promut l’Inquisition et assista à la perte de vastes territoires de l’Eglise et de Rome elle-même, incapable d’y remédier. Dans la lutte ouverte entre les Guelfes et les Gibelins, il démontra son inaptitude en se réfugiant à Viterbo, où il mourut. Il fut enseveli dans l’église Saint Laurent.
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