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Domus Precina Apricena Nouveautés essentielles au sujet de la Domus Precina. Résidence d'hiver de l'Empereur et de la cour Pas uniquement "Domus solaciorum (nota 1) de Felice Clima Entre toutes les domus solaciorum, sûrement Apricena était la mieux considérée de l'Empereur, une des préférées, autant à cause de sa proximité de la capitale et de la Lucera des sarrasins, qu'à cause de la plaisance des lieux. Elle était entourée de bois et de forêts, riche en eau et en sources, en vignes et cultures dans les "defensae", dotée d'une "massaria" (note 2) et proche de la lagune pour les approvisionnements grâce aux "piscariae" et pour la satisfaction de sa passion pour la vénerie. La fréquence des séjours de l'Empereur dans la Domus Precina (note 3) est confirmée par l'incroyable nombre de fois qu'il s'y arrêta - ainsi que l'a remarqué Haselof - bien 11 fois (ce qui revient à dire presqu'autant que sa fréquentation de Foggia 12, et de Palerme 9).
Une telle fréquentation est aussi remarquable par rapport au
fait que l'empereur devait se partager dans son vaste empire entre la Germanie
et Jerusalem, l'Italie du nord et la Sicile, par rapport au nombre incroyable de
domus et de châteaux répartis sur ces territoires et dont peu furent utilisés et
très marginalement. A tous ceux-ci a toujours été préférée la Domus Precinae!
1222-1223 de décembre à janvier entre Foggia - Civitate et Apricena (Noël),
Apricena (Foggia) Donjon et Tour de l'Horloge.
La fidélité montrée, la beauté du site, la correspondance des dispositions des
habitants à ses habitudes et la nécessité conduisirent l'Empereur à concéder aux
aux Apricéniens, avec le Diplôme de 1230, des privilèges particulier (que d'autres
domus n'obtinrent pas) le "jus legnandi, pascendi" (le droit de couper le bois,
de faire paître) sans payer de taxe, l'autorisation de tenir une foire le
mercredi de chaque semaine, l'extension de ces privilèges cependant sur les
territoires limitrophes de Civitate, Castelpagano et Sannicandro.
La participation à de telles assemblées met en évidence l'importance pour l'univesitas de l'Apricena réunie aux pairs de villes et régions bien plus importantes et le grade de ses représentants - qu'on peut comparer de toute évidence avec les limites de pouvoirs de l'époque - comme de véritables et réels députés actuels! Et dans la résidence d'Apricena, déjà précédemment à février 1230 l'empereur reçut les Légats du pape qui demandaient la paix, avec comme émissaires l'Archevêque de Reggio et le grand maître des Teutons Ermanno de Salsa (note 6); bien que d'autres principes de sagesse impériale fussent conçus à Apricena; on célébra à Apricena en avril 1232- Pâques-. Par la Curie d'Apricena en décembre 1232 sous signature de Pier des Vignes en présence de l'Empereur fut émise une série de mesures, parmi lesquelles les résolutions citées par la Cour d'accueillir sous sa protection Ezzelino et Alberico da Romano ( sur la requête du juge vicentin Gherardo Maurisi); la condamnation pour la commune de Florence à payer au trésor impérial une amende de cent mille marches d'argent (en plus du dédommagement des dégâts causés à l'université de Sienne, pour ne pas avoir respecté l'avis impérial de ne pas entrer en guerre avec celle-ci (nota 7).
Toujours à Apricena, l'Empereur passa de nombreuses autres périodes d'hiver en décembre et janvier et d'autres en plus. Et dans les bois de la "Defensae" et sur les hauteurs de Castelpagano, ou sur les eaux de la lagune d' Alesinae, il lui fut possible de concevoir et d'expérimenter la "Ars venandi cum avibus" (l'art de la chasse avec des oiseaux). La Domus Precinae faisait aussi partie du système défensif de la capitale: Foggia.
De tous les facteurs précédents on peut et on doit déduire, que -sans doute indirectement- l'air, la lumière, les gens qui fréquentaient l'Universitas, les bois, les eaux, les études dans la Domus Precinae ou dans sa région, ont contribué à la croissance physique et à l'enrichissement culturel de "Stupor Mundi". Ce ne peut pas être une maison de loisirs ni un "repos de chasse", mais une véritable et réelle résidence, avec toutes les caractéristiques d'un siège impérial. Du reste, dans la complète acception que par "capitale" on doit comprendre le lieu dans lequel siègent le chef de l'état et les organismes centraux du gouvernement, nous devons retenir en conséquence que - durant la période où l'Empereur, avec sa cour et sa chancellerie se trouvait en un lieu - ce lieu, cette ville devait être considérée comme une véritable et réelle capitale, bien que circonscrite dans le temps à la durée du séjour-même. Un tel discours est évidemment valable pour toutes ces Domus, châteaux et villes, où l'empereur et sa cour se sont arrêtés et sont restés pour une durée assez longue.
Et néanmoins on peut sérieusement hypothéser que la Domus Precinae devait être non seulement accueillante et confortable, mais encore vaste et représentative, au point d'abriter aussi les membres de la famille impériale et sa cour, souvent des hôtes illustres et même des ambassadeurs civils, des légats du pape. Elle devait donc être bien plus étendue que ce qu'il en reste aujourd'hui, si vaste que l'entrée au palais conduisait à une cour qui devait obligatoirement être entourée - non seulement par des structures résidentielles sur le côté nord et nord-ouest - encore visibles en unité avec la tour - mais aussi les logements et les remparts sur la zone sud, sud-est, jusqu'à toucher l'actuel jardin qui se trouve en-dessous de la tour (sans doute avec un fossé) et l'actuelle rue du duc des Pouilles, jusqu'à couvrir une superficie imposante...et de toute façon rectangulaire selon les canons architecturaux de l'époque pour les castra et les résidences de plaisirs (note 8). D'autre part on doit considérer que, toujours en relation avec la durée et la période (presque toujours en hiver) de ses séjours à la domus, l'Empereur devait nécessairement être accompagné de ses fidèles conseillers (Michel Scotto, Pier des Vignes...), par la curie de l'Empire (qui aussi en considération de la centralisation des pouvoirs entre ses mains ne pouvait être aussi souvent ni surtout si longtemps abandonnée):soit- parfois- aussi de membres de sa famille (son fils Conrad, peut-être sa femme Bianca Lancia); ou de son "entourage féminin, connaissant bien les faiblesses ...de l'Empereur pour l'autre sexe (dont il ne pouvait se passer!); soit à cause du besoin d'une garnison pour sa défense personnelle (les sarrasins) ou de la domus-même,avec les chevaux et les écuries correspondantes...; soit -par conséquent - à cause de la nécessité d'une foule de palefreniers, de fournisseurs, de vivandiers, de cuisiniers, de serviteurs, donc il est raisonnable de croire que la domus devait avoir une capacité d'accueil pour des centaines et des centaines de personnes, avec des installations variées et des logements civils et militaires en relation avec leur rang, avec leur activité, en plus du réel et vrai pavillon impérial... .
L'histoire-même dîner de sanglier (ou plutôt la légende qui s'y rapporte) nous fait retenir que la capacité de la domus était suffisante pour pouvoir accueillir et recevoir à l'intérieur (ne pas oublier que les séjours à la domus avaient surtout lieu en hiver) un nombre considérable de personnes aussi bien de la cour que des notables civils et ecclésiastiques du lieu (si on veut considérer l'occasion favorable de faire une publicité au nom de la ville...) avec toute la suite, et toute la garnison, et la domesticité aussi... .
En considération de la prédilection de l'Empereur et des habitudes de passer l'hiver (ou au moins Noël) à la Procina, il est légitime de retenir qu'il désirait même lors de son dernier voyage se concluant par sa mort qui le conduisit à Fiorentino (survenue le 13 décembre 1250) être dirigé vers la Domus Precinae, pour y vivre encore, et certainement pas mourir ( parce que alors ce serait avérée la prophétie de "sub flore"!).
C'est seulement un fait accidentel et imprévu pendant ce fatidique voyage qui l'obligea à se dérouter,sans le vouloir, vers Fiorentino, où il n'était jamais allé. La thèse de Haseloff nous conforte sur ce point: il soutient justement les mêmes considérations:"...il est cependant probable que l'Empereur, le long de la route qui conduit de Lucera à Apricena, fut contraint de modifier le programme à cause d'un fait purement contingent et dut changer de direction vers la domus la plus proche". le note:
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